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À la recherche de soi

11/08/2016

Je ne cesse d'être suprise par les romans que nous offrent les maisons d'édition québécoises.Le dernier en liste ? Niko, de Dimitri Nasrallah, publié chez La Peuplade.

 

Le quotidien de Niko se résume à des journées passées à la maison. La guerre fait rage et elle cause la destruction de la boutique d’appareils photo d’Antoine, son père, et elle l’empêche aussi d’aller à l’école. Lorsqu’une explosion cause la mort de son épouse, Antoine n’envisage qu’une solution : quitter ce Liban qui tremble sous les obus. Un périple les mène sur une petite ile grecque, mais le père réalise bien qu’il ne peut rien offrir à son fils. Il décide alors de communiquer avec sa belle-sœur qui habite au Canada. Yvonne et Sami acceptent d’accueillir Niko, le temps qu’Antoine stabilise sa situation. L’adaptation demeure difficile pour le garçon d’autant plus que les nouvelles de son père sont de plus en plus rares.

 

Je n’étais pas certaine de vouloir lire un roman où la guerre sert de trame de fond. Toutefois, dès les premiers chapitres, je n’ai pu m’empêcher de continuer ma lecture et d’être captivée par les mots de Dimitri Nasrallah. Le parcours de chacun des personnages est unique, comme un morceau de casse-tête, et chacun finit par trouver sa place. Le lecteur suit pas à pas l’histoire de Niko et d’Antoine qui s’immisce dans celle d’Yvonne, Sami, Barbara et Beatriz. Bref, un roman qui se lit d’un trait et qui restera dans votre esprit quelque temps. Le petit plus ? La traduction est de Daniel Grenier, l’auteur de L’année la plus longue, publié chez Le Quatarnier.

 

« Quelqu’un qui n’a pas de chez-soi devient inévitablement ce qui l’entoure. »

 

« Et pourtant, si on lui offrait la chance de vivre éternellement, il refuserait. Certaines choses sont faites pour rester incomplètes. »

 

Dimitri Nasrallah, Niko, éditions La Peuplade, 2016

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