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Rien ne coûte plus cher qu'une mauvaise habitude

26/04/2016

Le dernier roman de Martine Desjardins, La chambre verte, m’a conquise! Encore une fois, les éditions Alto ont misé juste au sujet de cette histoire dont le narrateur est la maison de la famille Delorme. 

 

« […] la première génération amasse le capital, la deuxième le fait fructifier, tandis que la troisième dilapide le patrimoine jusqu’au dernier sou. »

 

La mère, Estelle, empile les sous et les billets dans la chambre verte, nom attribué en l’honneur de la reine Elizabeth II, souveraine dont le visage orne monnaie et billets. Cet antre caché et bien verrouillé est la fierté de Louis-Dollard Delorme et de son épouse Estelle. Cette dernière, qui terrorise ses trois belles-sœurs, économise sur tout au point de se confectionner une étole en poils de souris… Le jour où la pétillante Penny Sterling met les pieds chez les Delorme, leur vie change et la place qu’occupe l’argent dans leur vie ne fait que s'amplifier.

 

Dès les premières phrases, je suis tombée sous le charme de cette vieille maison qui décrit le passé et le présent des membres de cette famille. Parsemée de passages descriptifs, la belle grande demeure partage ses mémoires. C’est somme toute assez fascinant d’accéder au quotidien et aux pensées des personnages par le biais de cette voix unique. Les personnages créés par Martine Desjardins se démarquent par leur personnalité et surtout par leurs habitudes et leurs manies. Les trois belles-sœurs sont savoureuses et on se plait à détester la vilaine Estelle. Les hommes de la famille Delorme, quant à eux, se démarquent par leurs tempéraments qui ne sont pas toujours de taille devant leur épouse.

 

N’ayez aucune hésitation à placer La chambre verte sur votre liste de romans à réserver, à acheter et à lire!

 

« Aucune de ces friandises, cependant, ne l’avait préparée au sucre à la crème de Gisèle. Dès qu’elle en eut déposé un carré sur sa langue, elle fut secouée d’un choc si violent qu’elle dut s’assoir et se mit malgré elle à gémir de plaisir. Les yeux roulants au fond des orbites, elle s’enfourna d’autres carrés dans le gosier sans prendre le temps de les déguster, et avec tant d’avidité qu’elle finit par vider le plat en entier. »

 

 

Martine Desjardins, La chambre verte, Alto, 2016

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